Comparatif

RGPDKit ou le tableur : que choisir pour tenir son registre des traitements ?

Le registre des traitements est le premier document que l'on demande à une TPE qui se met en conformité RGPD, et beaucoup de dirigeants le commencent dans un tableur : une ligne par traitement, quelques colonnes, et le tour semble joué. RGPDKit propose une autre approche, guidée par questionnaire, qui relie le registre aux autres documents attendus. Voici où chaque solution fonctionne bien, et où elle montre ses limites pour une petite structure sans juriste.

Le tableur, la porte d'entrée naturelle du registre

Un registre des traitements tient sur une feuille de calcul : nom du traitement, finalité, catégories de personnes concernées, données collectées, durée de conservation, destinataires, mesures de sécurité. Un dirigeant qui connaît son activité peut remplir les premières lignes en une heure, sans logiciel supplémentaire ni abonnement. C'est d'ailleurs souvent ainsi que commence la démarche décrite dans l'article le registre des traitements, le document central.

Pour une activité très simple, avec trois ou quatre traitements courants comme la gestion des clients, des prospects, des fournisseurs et de la paie, le tableur donne un registre lisible et acceptable. Le problème n'apparaît pas à la création : il apparaît avec le temps, quand il faut le compléter, le relier aux documents publiés sur le site et le tenir à jour à chaque changement d'outil ou de prestataire.

Où le tableur montre ses limites pour une TPE

Ces manques ne rendent pas le tableur inutilisable. Ils demandent simplement une rigueur que peu de dirigeants de TPE peuvent maintenir sur la durée, entre la production, la facturation et les clients. Le registre finit souvent figé à sa version initiale, alors que l'activité, elle, a changé. L'estimateur de temps pour votre registre aide à mesurer ce que représente réellement ce travail, à la création puis à chaque mise à jour.

Ce que RGPDKit change concrètement

Avec RGPDKit, le registre se construit en répondant à des questions sur l'activité : quels types de personnes, quelles données, pour quoi faire, avec quels outils. Chaque réponse alimente une fiche de traitement structurée, et les mêmes réponses servent ensuite à générer la politique de confidentialité, les mentions légales et la bannière cookies. Le registre et les documents publiés racontent la même histoire, ce que le tableur ne garantit pas.

Le questionnaire ne remplace pas la réflexion du dirigeant : c'est lui qui décide de la durée de conservation ou de la base sur laquelle il traite une donnée. L'outil formalise, il ne tranche pas. L'article RGPD pour les TPE, par où commencer rappelle les questions à se poser avant de saisir quoi que ce soit, dans un tableur comme dans un logiciel.

Le tableur n'est pas un mauvais choix

C'est un outil généraliste, pas conçu pour la conformité. Il fonctionne bien tant que les traitements restent peu nombreux, que le dirigeant sait ce qu'il doit y écrire et qu'il prend le temps de le relire quand l'activité évolue.

Quand le tableur reste un choix raisonnable

Un indépendant sans site web, sans newsletter et sans salarié, qui gère ses clients depuis un logiciel de facturation et une boîte mail, peut tenir un registre de quelques lignes dans un tableur sans que cela pose de difficulté. Le nombre de traitements est faible, les sous-traitants se comptent sur une main et la mise à jour annuelle prend une demi-heure.

La bascule vers un outil guidé devient plus utile quand le site collecte des données par formulaire, quand une bannière cookies s'impose, quand plusieurs prestataires interviennent ou quand le dirigeant ne sait pas, honnêtement, ce qu'il doit écrire dans chaque colonne. Dans ce cas, le temps gagné ne se mesure pas à la saisie, mais aux erreurs évitées et aux documents qui restent cohérents entre eux.

Le comparatif en un tableau

CritèreRGPDKitTableur (Excel ou équivalent)
Mise en placeQuestionnaire guidé, une ou deux heuresImmédiate, colonnes à définir soi-même
Aide à la saisieQuestions en langage courant, exemples par activitéAucune, il faut connaître le vocabulaire attendu
Lien avec la politique de confidentialitéGénérée à partir des mêmes réponsesRédigée à part, à resynchroniser à la main
Suivi des sous-traitantsListe centralisée, reprise dans chaque traitementColonne libre, cohérence à surveiller
Mise à jourGuidée, avec liste d'actions à reprendreManuelle, dépend de la mémoire du dirigeant
Souplesse de formatStructure imposée par l'outilTotale, chaque colonne est modifiable
Partage avec un conseil ou un contrôleurExport du registre et des documentsFichier envoyé tel quel, lisible partout
CoûtAbonnement mensuelGratuit si le tableur est déjà disponible

Notre verdict

Le tableur convient à une activité simple, avec peu de traitements, pas de site collectant des données et un dirigeant qui sait ce qu'il doit documenter : il ne coûte rien et se partage facilement. RGPDKit prend l'avantage dès que le registre doit rester cohérent avec une politique de confidentialité, des mentions légales et une bannière cookies, ou dès que le dirigeant préfère répondre à des questions plutôt que deviner le contenu de chaque colonne. Le bon choix dépend moins de l'outil que du nombre de traitements, de prestataires et de mises à jour à absorber au fil des années.

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Questions fréquentes

Un registre tenu dans un tableur est-il valable ?
Le format n'est pas imposé : ce qui compte est que le registre décrive fidèlement les traitements, avec les informations attendues pour chacun. Un tableur complet et à jour vaut mieux qu'un logiciel rempli à moitié.
Peut-on reprendre un registre déjà commencé dans un tableur ?
Oui. Les traitements déjà identifiés servent de base aux réponses du questionnaire, et les informations manquantes, durées de conservation ou sous-traitants par exemple, se complètent au fil des questions.
Combien de traitements une TPE doit-elle documenter en moyenne ?
Cela dépend entièrement de l'activité : un indépendant sans salarié en compte souvent une poignée, un commerce avec un site, une newsletter et du personnel en compte davantage. L'estimateur de temps du site aide à se situer.
Le tableur suffit-il si un cabinet vérifie le registre chaque année ?
Souvent oui, puisque le cabinet apporte la relecture que le tableur ne fournit pas. La question devient alors celle du coût de cette relecture annuelle par rapport à un outil qui guide la saisie en continu.

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RGPDKit guide les TPE et les indépendants vers une mise en conformité RGPD claire: registre, politique de confidentialité et mentions légales.

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